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Il faut assumer ses erreurs…

21.05.2017

 

 

Cette année, chaque Lambersartois va payer 5 euros pour assumer l’absence de politique de logements à long terme du Maire.

 

Au dernier Conseil Municipal, celui-ci s’est amèrement plaint d’une amende de 160000 euros, pour insuffisance de logements sociaux dans sa ville. Ce taux est aujourd’hui de 17.7%, il eut fallu qu’il soit de 20% pour que la ville soit exemptée d’amende (sachant que le taux à atteindre, in fine, est de 25 %, depuis la loi Duflot, votée en décembre 2012…). Il explique : « J’accepte qu’on nous demande un effort, mais qu’on nous le demande immédiatement, c’est impossible. On marche sur la tête..."

 

1 : petit rappel 

Cet article de 1995 du journal Les Echos rappelle que la loi votée le 13 juillet 1991 obligeait les communes à disposer de 20% de logements sociaux. L’article évoque même une amende de 1.7 millions de francs pour Lambersart.

Depuis 25 ans, toutes les communes de France connaissent ce taux de 20%. 25 ans après, Lambersart est à 17.7%, et notre maire pleurniche que c’est vraiment injuste de lui faire payer une amende, sans qu’il ait été prévenu. Oui, on marche sur la tête…

 

2 : petite prospective

Pour échapper à l’amende, il faut donc atteindre rapidement 20% de logements sociaux, et surtout 25% à l’horizon 2025.

 

Aujourd’hui, sur 12266 logements à Lambersart, 2127 sont des logements sociaux (soit 17.34%, chiffres 2015). Si, comme il est prévu actuellement, on construit 30% de logements locatifs sociaux dans chaque projet immobilier, il faudrait construire 19000 logements, dont 5700 de logements sociaux pour atteindre la barre des 25% fixée par la loi. Absurde, bien sûr !

Si, dorénavant, on ne construit plus que des logements sociaux à Lambersart (donc 100% des programmes immobiliers seraient sociaux, dans cette hypothèse), il faudrait construire 1269 logements à Lambersart, dans un processus non moins absurde de ghettoïsation.

 

3 : Conclusion 

Il sera donc impossible, quelle que soit la majorité élue en 2020, de porter la part de logements sociaux de la ville à 25% en 2025. Chaque Lambersartois, année après année, continuera à payer de sa poche et à assumer les erreurs commises par le maire en place depuis 1988, qui, depuis 1991, connaît les objectifs qui lui sont imposés par l’Etat (Etat dont il fut ministre délégué au Logement et à la Ville en 2004…).

 

PS : merci au Collectif des Muchaux pour les chiffres et les calculs

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